• Compte-rendu conseil municipal du 30 mars 2014

    Compte-rendu conseil municipal du 30 mars 2014

    Ceci est le compte-rendu que vous ne lirez pas dans les journaux : il est écrit par les conseillers municipaux de "Calvi Altrimente", et c’est pourquoi, vous pourrez y trouver une AUTRE vision des choses ! A la fois témoins et acteurs, ces conseillers vous  apporteront une lecture des faits, certes subjective, mais dépourvue de la passion et du zèle,  que certains mettent à servir leurs maîtres !

    Au fil des semaines et des mois, nous vous tiendrons informés des petits faits et des grandes décisions dont nous serons, au mieux les protagonistes, au pire les témoins vigilants !

     

    La séance de ce dimanche 30 mars commençait par l’appel des conseillers municipaux : on releva l’absence de: ASTOLFI Alain-Charles,  Ceccaldi Padoue,  MARCHETTI-SALIMarie-Madeleine, Senil Isabelle, qui tous, avaient donné procuration.               

    Cette première réunion du Conseil Municipal, était essentiellement consacrée  à l’élection du maire. Elle se  déroula dans la Salle des Fêtes, devant un public nombreux. Une scénographie improbable a eu pour effet  de placer les orateurs, dos aux conseillers municipaux ! En effet, l’assemblée communale avait été installée face au public, devant une tribune à laquelle devait accéder chacun des conseillers, appelés à avoir un rôle dans cette aimable comédie. Dès lors, ces premiers rôles devaient,  soit tourner le dos à leurs camarades, soit exposer leurs arrières au public présent ! Tablant sur la bienveillance de leurs collègues, ils choisirent de leur tourner le dos et d’affronter le public… Les conseillers de l’opposition quant à eux,  étaient relégués tout au fond.

    Chaque conseiller reçut une  enveloppe, contenant des bulletins, vierges pour l’opposition, portant déjà le nom des candidats pour la majorité ! Si la scénographie était surprenante, le texte lui, avait été bien appris… On allait pouvoir procéder à un vote dit  à " bulletin secret ".

    C’est Pancrace Guglielmacci, doyen de l’assemblée,  qui prit la parole le premier, dans les conditions que nous venons de décrire, puis il  présida l’élection du maire. Calvi Altrimente proposa, symboliquement, la candidature de Julia Robichon contre celle d’Ange Santini, champion de la liste "Unis pour Calvi". Comme on pouvait s’y attendre, Ange Santini fut élu par 26 voix contre 3.

    On procéda ensuite à l’élection des adjoints, avec toutefois, la quasi omission d’une obligation : le nombre d’adjoints doit être fixé par le Conseil Municipal !   L’oubli était vite réparé, mais il était flagrant que tout avait été établi par avance.

    Les candidats aux différents postes d’adjoints, émanaient de la seule liste "Unis pour Calvi" : ils furent donc élus, et on assista à leur défilé, monotone et répétitif. 

     

    Il restait deux résolutions à voter. François-Xavier Acquaviva, au vu de la disposition de la salle, peu propice à la discussion, et ayant appris lors des remerciements qu’une réunion du conseil municipal aurait lieu la semaine prochaine, demanda le report des délibérations prévues ce jour : cette attitude constituait un petit grain de sable dans le bel engrenage de cette réunion ! Soumise au vote, cette proposition provoqua quelques hésitations dans les rangs de la majorité : en effet, on sortait là du scénario qu’on lui avait écrit et appris, et les conseillers eurent un peu de mal à s’adapter à cette situation imprévue. La proposition fut rejetée bien sûr, grâce au vote de celles et ceux qui avaient enfin compris, les règles du débat démocratique à Calvi : Règle n°1 : toute proposition de l’opposition doit être sévèrement rejetée.

    Nous préférons la répéter, de façon à ce qu’elle soit bien intégrée par la majorité, et qu’il n’y ait pas quelques velléités de vouloir échapper à une robotisation du Conseil Municipal, ce qui serait préjudiciable à la torpeur ambiante.

    Mr Santini a ensuite voulu procéder au vote des indemnités du maire et des adjoints, mais Mr Acquaviva est intervenu pour prendre la parole. Il a regretté que la configuration de la salle soit si peu  propice au débat : était-il opportun, pour ne pas dire bienséant, que la prise de parole soit organisée de telle sorte que celui qui s’exprime soit confronté au choix de tourner le dos, à l’un ou l’autre des interlocuteurs : soit les autres conseillers, soit le public ! Tout semblait fait pour museler la parole des conseillers.

    Une discussion s’engagea sur le manque de clarté de la délibération portant sur les indemnités du maire et des adjoints .Monsieur Santini tenta de clarifier ce point d’une manière grandiloquente, sûrement  pour faire plaisir à son public. Il déclama, non "déclara",  qu’ils étaient au minimum des indemnités possibles ! François-Xavier Acquaviva lui rappela que celles-ci n’étaient pas obligatoires et que, quoiqu’ils en disent, elles étaient au maximum de "l’enveloppe globale légale ". C’est-à-dire pour le maire 55% de l’indice 1015 soit 2.090,81 € et pour les adjoints 22% de l’indice 1015 soit 836,32 €.La délibération fut adoptée par l’ensemble de la majorité municipale.

    Une dernière résolution portait sur les transferts de compétences du conseil municipal au maire pour la période de la mandature. Seule l’opposition demanda quelques clarifications. En auriez-vous douté ?

    En effet,  nous nous interrogions sur le montant des lignes de trésorerie et des lignes d’emprunts à hauteur d’un million d’euros (1.000.000€), montants laissés à la seule appréciation du maire, après que le conseil municipal lui ait transféré son pouvoir de décision. Il nous apparaissait que le montant de cette somme était un peu élevé pour ne le soumettre qu’à la décision d’un seul homme. A l’occasion de cette dernière discussion, nous avons pu constater avec une certaine admiration combien nos collègues de la majorité étaient au fait de la chose publique ! Eux, ils savent tout ! Au point qu’ils n’ont jamais besoin de demander une explication ! Ils sont d’ailleurs très sages et silencieux! Au point que lorsqu’ils prennent la décision de transférer au maire, et à lui seul, la possibilité d’engager la commune sur un emprunt de 1 000 000€, c’est le maire qui se charge d’expliquer leur décision ! Bien évidemment, ils l’ont voté comme un seul homme cette  décision, qu’ils avaient prise, on l’aura compris, en conscience !

    Cette première réunion, si instructive, se termina par la traditionnelle photo, dans l’escalier de la mairie ! Et l’on se sépara sûrs de se revoir bientôt…

     

     
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