• Si ne parla

     

    Site de Santa Maria «  Vechja »,  vu de la Porteuse d’eau.

     

    « Si ne parla……»

    info@corse-romane.eu

    Santa Maria «  Vechja » et cimetière attenant

    De la place de la Porteuse d’eau, si vous n’êtes pas pressés, si vous êtes à pied, et encore faut-il qu’il fasse beau, et qu’il n’y ait pas de brume, levez la tête par-dessus la  Porteuse d’eau, on aperçoit même un brin de verdure …….Bien sûr c’est là ….

    Actuellement sur un petit terrain de 400 M2,  l’église paléochrétienne subsiste au niveau des bases de piliers constitués de mortier et de briques et des fragments du mur sud  plus certains  soubassements. D’après Madame Moracchini-Mazel, suite à un travail de fouilles archéologiques sur le terrain en 1961, elle date du IVè siècle  et faisait 40 m de longueur, 20 m de largeur.

    Le vocable « Santa MARIA » se serait étendu à la localité, au port, avant le peuplement de la butte où sera construite plus tard la citadelle.

     

     Détruite puis reconstruite probablement au XIIIè  ou XIVè siècle, suite à divers raids barbaresques, l’ église  piévane était rétablie, d’après un plan approchant de la première église, sur le monticule qui s’étendait alors quasiment jusqu’au rivage . Cette dernière subit en 1555 le siège franco-turc, le site funéraire et sa chapelle sont  largement rognés  au XIXè  siècle lors du percement de  la place et de la route en contrebas.

     

    Aujourd’hui, sur le site est visible l’église construite au  début du  XVIIè siècle,  paroissiale jusqu’en 1781. A cette date le saint sacrement est transféré officiellement à Ste Marie  Majeure bien que les travaux soient  loin d’être terminés. La fonction paroissiale devant être reprise par La nouvelle église, construite au lieu dit « U giardinu » et qui allait devenir après de longs travaux « Santa Maria Maggiore » faisant de la première Santa Maria -«A Vechja»,  devenue plus tard chapelle  funéraire privée, ce qu’elle est toujours aujourd’hui.

     

     Le cimetière est utilisé jusqu’en 1807, des caveaux maçonnés se trouvaient sous la nef. Aujourd’hui sont visibles autour de la chapelle, parmi les herbes folles, quelques plaques tombales.

    La chapelle funéraire occupe concrètement  la partie centrale de l’ancienne basilique et est de taille modeste par rapport au sanctuaire des premiers temps chrétiens. (plan sur le site : corse-romane.eu)

     

    Une proposition de mise en valeur,  par Madame JEAN en 1992, prévoyait la remise en état de l’extérieur de la chapelle, la pose de cartels informatifs, de bancs, d’un garde-fou et d’un accès, côté Avenue de la République. Vœu repris par l’un des propriétaires en 2006 : -«Notre souci est de préserver cette bâtisse qui n’est pas classée mais qui présente un intérêt sentimental et historique pour les calvais » (Corse-Matin du 03 /11/2006).

     

     La chapelle a été construite avec des pierres de la Revellata et a été enduite, la restauration pourra utiliser les moellons tombés à terre pour ce qui concerne les murs. Quant aux soubassements plus anciens, ils nécessiteraient l’apport de nouvelles pierres car ils sont altérés, l’encadrement du portail,  en granit gris, est en bon état (Féraud  J,  avec la collaboration de Gautier A, 2006 « les pierres des édifices remarquables de la Balagne » BRGM/RP-54540-FR-Rapport final).

     

    Le groupe  Calvi–Altrimente  reste attaché à l’entretien  du patrimoine calvais et à cet effet nous voulons contacter les propriétaires afin d’envisager avec eux  les possibilités de mise en valeur de ce lieu évocateur de notre histoire. Nous relaterons la suite de notre démarche lorsqu’ une avancée de ce côté sera concrétisée. Et surtout préservons bien ce petit terrain de verdure et de mémoire !

     

     

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  • Commentaires

    2
    Hélène Ambrosini
    Mardi 21 Juillet 2015 à 08:27

    Merci Monsieur Istria pour votre soutien et vos conseils.

    Vos recherches enrichiront certainement la démarche entamée pour la protection du site.

    Nous aimerions rester en contact avec vous.

     

    1
    Daniel Istria
    Samedi 18 Juillet 2015 à 20:13

    Belle démarche bien sûr et votre projet ne peut qu'être encouragé afin de faire découvrir notre magnifique patrimoine aux touristes curieux, mais plus encore aux Calvais et à tous les Corses.

    N'oubliez pas, cependant, que l'on ne peut valoriser que ce que l'on connait. La présence d'une église paléochrétienne, de surcroît du IVe s., n'est absolument pas démontrée scientifiquement. Les vestiges pourraient appartenir à l'église du second Moyen Age (XIIe-XIIIe s.). Seule une véritable étude archéologique peut permettre de dater les différentes phases et de livrer un plan correcte des édifices. Dans tous les cas, un aménagement impactant le sous-sol devra être précédé par une fouille archéologique préventive.

    Je peux vous aider dans cette démarche si vous le souhaitez.  

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